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Le secteur des fonds d’investissement est mûr pour des exigences plus poussées en matière de divulgation d’honoraires

À la suite de la réussite du deuxième volet du modèle de relation client-conseiller (« MRCC2 »), l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) est d’avis qu’il est temps de pousser plus loin la question de transparence des honoraires. En avril 2017, l’IFIC a informé les organismes de réglementation canadiens qu’il est temps que l’industrie passe à l’étape suivante et offre une plus grande transparence en matière de ratios des frais de gestion (« RFG »).

Revenons brièvement sur la longue histoire du MRCC et les coûts composant les RFG.

L’historique du MRCC

Le MRCC est une série d’initiatives axées sur l’amélioration de la transparence entre les investisseurs et le secteur des services financiers.

Le MRCC1 est entré en vigueur il y a maintenant près d’une décennie. Le MRCC1 a harmonisé les exigences d’inscription dans l’ensemble du secteur et a obligé les sociétés à normaliser la divulgation des renseignements de base ayant une incidence sur la relation client-conseiller, notamment :

  • les types de produits vendus;
  • le mode d’évaluation de la convenance;
  • les obligations du courtier;
  • les responsabilités des investisseurs;
  • la rémunération;
  • les conflits d’intérêts.

Ensemble, ces renseignements importants forment le document d’information sur la relation.

Dans le cadre du MRCC2, en vigueur depuis maintenant quatre ans, les investisseurs reçoivent de nouveaux relevés annuels personnalisés qui présentent de l’information détaillée sur les frais qu’ils paient et sur le rendement de leurs placements. Les nouveaux rapports sont les suivants :

  • « Rapport sur les frais et les autres formes de rémunération » – divulgue les détails des frais payés directement ou indirectement par les investisseurs à leurs conseillers ou sociétés, en dollars et en cents (et non en pourcentage).
  • « Rapport annuel sur le rendement des placements » – présente le taux de rendement personnel de l’investisseur sur des périodes définies.

RFG

Les RFG sont les frais imposés par les émetteurs de fonds d’investissement pour payer les dépenses liées à la gestion du fonds. Habituellement, une partie de ces frais sont versés aux courtiers/conseillers pour les conseils professionnels et les services qu’ils offrent à leurs clients. Cliquez sur l’image pour visualiser un graphique portant sur la ventilation des RFG.

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Dans le cadre du MRCC2, la rémunération du courtier ou du conseiller est divulguée dans le rapport de coûts. L’IFIC est d’avis que la divulgation complète des RFG en dollars et en cents permettra une plus grande transparence et plus de clarté. Si le secteur souhaite que les investisseurs comprennent bien le montant des frais qu’ils versent dans le cadre de leurs placements, la divulgation améliorée est la prochaine étape logique.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet du modèle de relation client-conseiller, suivez notre cours de formation continue ci-dessous. Modèle de relation client-conseiller – Phase 2 (MRCC2).

Ressources :

https://www.ific.ca/fr/news/investment-funds-industry-ready-to-tackle-crm3/

https://www.ific.ca/fr/ific-advisors/crm-tools-and-tips/


Le « modèle de relation client-conseiller » (MRCC) est une série d’initiatives qui aborde chaque aspect de la relation entre investisseurs et participants (y compris les courtiers et les conseillers) du secteur des placements. Grâce au MRCC, les investisseurs obtiendront des renseignements clairs, complets et plus faciles à comprendre sur les frais et le rendement. En donnant aux investisseurs les renseignements dont ils ont besoin pour être mieux informés, on leur permet d’avoir des conversations plus significatives avec leurs conseillers. Le MRCC s’attaquera à toute préoccupation soulevée quant à la divulgation aux investisseurs des coûts et du rendement des titres.

Voici un résumé de l’élaboration et de la mise en œuvre des phases du MRCC :

Le MRCC fait partie d’un cheminement qui a commencé en 1995 par le rapport Stromberg, qui est à l’origine d’améliorations réglementaires dans de multiples secteurs, dont la création de l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM).

MRCC1

Le MRCC1 est entré en vigueur en septembre 2009. Auparavant, il n’existait aucune exigence de divulgation écrite détaillée régissant les principaux aspects de la relation entre le courtier/conseiller et l’investisseur. Un grand nombre de sociétés divulguaient de l’information, mais il y avait des écarts dans la pratique dans l’ensemble du secteur et les renseignements divulgués ne l’étaient pas dans un seul document. Le MRCC1 a harmonisé les obligations d’inscription dans l’ensemble du secteur des valeurs mobilières et exigé que chaque société crée un document standard, le document de divulgation des relations, qui énonce clairement les principaux enjeux de la relation, notamment les types de produits vendus, la manière dont on en détermine la convenance, les obligations du courtier, les responsabilités de l’investisseur, la rémunération, les conflits d’intérêts, les exigences relatives aux compétences et le règlement des différends.

Le niveau de divulgation constant qu’exige le MRCC fournit aux investisseurs des renseignements plus clairs, plus simples et plus faciles à comprendre. Cela a positivement influencé les conversations des conseillers avec les clients, lorsque ceux-ci ouvrent ou examinent un compte.

MRCC2

La deuxième phase des modifications, appelée MRCC2, a pris fin en juillet 2013. Ces modifications ont amélioré davantage la relation conseiller-investisseur, en raison notamment d’une exigence accrue en matière de divulgation qui est entrée en vigueur en juillet 2016. Une fois cette exigence entièrement mise en œuvre en 2017, chaque relevé d’investisseur indiquera, en dollars, tous les coûts versés à la firme de courtage associée au compte de l’investisseur. En matière de rendement, les investisseurs pourront observer comment leurs placements se sont comportés, en dollars, depuis qu’ils ont commencé à investir et leur taux de rendement personnel sur plusieurs périodes.

Grâce à l’amélioration de la divulgation des coûts et du rendement du compte, les investisseurs disposeront de renseignements importants qui les aideront à structurer leurs conversations avec leurs conseillers en ce qui a trait au service et aux résultats qu’ils obtiennent, ainsi qu’aux coûts précis engagés.

Pour en apprendre davantage sur le MRCC2, veuillez consulter notre cours Modèle de relation client-conseiller – Phase 2.


Afin de mieux comprendre les attitudes et les opinions des titulaires canadiens de parts de fonds communs de placement, l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) a commandé une étude nationale à la société de recherche indépendante Pollara. Le plus récent rapport, intitulé La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communs, est le fruit de la 11e recherche annuelle du genre que la société Pollara a effectuée pour l’IFIC. Les résultats ont été obtenus dans le cadre d’un sondage téléphonique mené auprès de titulaires de parts de fonds communs de placement dans l’ensemble du Canada dans le but de cerner leurs besoins, leurs attentes et leurs comportements à l’égard des fonds communs de placement, tout en effectuant un suivi de ces variables au fil du temps.

Nous soulignons et résumons ci-dessous certaines des conclusions les plus importantes du rapport. On peut également consulter le rapport complet en cliquant ici.

Confiance accordée aux fonds communs de placement comparativement aux autres produits
Les titulaires de parts de fonds communs de placement continuent de leur accorder beaucoup plus de confiance (86 %) qu’aux autres véhicules de placement tels que les actions, les certificats de placement garantis, les obligations et les fonds négociés en bourse.

Connaissances en matière d’investissement dans les fonds communs de placement
Au cours des dix dernières années, les trois quarts environ des investisseurs se sont dit bien renseignés ou assez bien renseignés au sujet des fonds communs de placement. Le quart des répondants déclarent toujours ne pas être bien informés.

Motifs pour investir dans des fonds communs de placement
La moitié des investisseurs évoquent le financement de la retraite comme principal motif et 14 % affirment que les fonds communs de placement serviront à augmenter leur revenu à la retraite ou à un moment ultérieur de leur vie.

Récents achats de fonds communs de placement
Un peu plus du tiers des investisseurs ont acheté des parts de fonds communs de placement au cours des 12 derniers mois, alors que la moitié des répondants en ont acheté il y a un an à cinq ans. En 2016, ces résultats ne présentent aucune différence majeure par rapport à 2015.

Recours à un conseiller pour acheter des parts de fonds communs de placement
En 2016, les parts de neuf fonds de placement sur dix ont été achetées par l’intermédiaire d’un conseiller financier. En 2011, cette proportion était de huit sur dix. Les conclusions indiquent que les achats de parts de fonds communs de placement en ligne ou par l’intermédiaire d’un représentant du service à la clientèle n’ont pas fait de percée considérable sur le marché.

Satisfaction quant aux conseils du conseiller
L’étude indique que la plupart des investisseurs font confiance aux conseils de leur conseiller financier, contribuant au taux de satisfaction de 97 %.

Confiance à l’égard de la compréhension des frais
Depuis 2010, la proportion d’investisseurs sûrs de comprendre les frais qu’ils paient est passée des deux tiers aux trois quarts. En 2016, 74 % des répondants étaient confiants quant à leur compréhension, alors que 24 % ne l’étaient pas. La plupart des répondants ayant recours à un conseiller (91 %) disent que celui-ci leur offre un service de valeur, contre seulement 8 % qui affirment le contraire.

Frais utilisés pour rémunérer le conseiller
La plupart des acheteurs de parts de fonds communs de placement (73 %) sont conscients du fait que les frais qu’ils paient sont utilisés en partie pour rémunérer leur conseiller, soit une augmentation de trois points depuis 2015. Cependant, bon nombre d’entre eux sont incertains et près des deux tiers hésitent à répondre ou déclarent qu’ils ne le savent pas.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces conclusions ou des renseignements sur d’autres conclusions de l’étude, veuillez consulter le rapport complet La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communs.


Comprendre la différence entre ces deux stratégies de placement

Les gestionnaires de fonds communs de placement font généralement appel à l’une de ces deux stratégies de placement : l’approche descendante ou l’approche ascendante.

Approche descendante

L’approche descendante commence par un examen des données et des tendances macroéconomiques (p. ex., l’inflation, les taux d’intérêt et la croissance économique) afin de déterminer les régions, ainsi que les secteurs au sein de ces dernières, qui sont les plus susceptibles d’offrir le meilleur rendement au cours d’une période particulière. Ces régions et secteurs occuperont une proportion plus importante du portefeuille que ceux qui sont moins susceptibles d’offrir un bon rendement.

Le gestionnaire de fonds communs de placement acquiert ensuite des titres du secteur en choisissant des actions individuelles ou des .

Approche ascendante

L’approche ascendante n’accorde que peu d’importance aux données macroéconomiques. Le gestionnaire de fonds communs de placement filtre plutôt toutes les sociétés d’une région géographique donnée en fonction de critères visant à évaluer leur santé et leurs perspectives de croissance.

Un gestionnaire de fonds communs de placement qui adopte cette approche passe au peigne fin le bilan de la société, soumet les cadres à une entrevue, effectue des visites sur le terrain dans le cadre de son exploitation et adopte une multitude d’autres mesures de diligence raisonnable. Le gestionnaire de fonds communs de placement recherche des sociétés dont le cours du titre est supérieur à la valeur marchande. L’objectif est d’acheter des titres de ces sociétés alors qu’ils sont sous-évalués, puis d’empocher les gains lorsque les cours correspondent à la valeur intrinsèque.

Approche jumelée

Bien qu’elles soient généralement considérées comme des approches opposées, il est possible de les combiner. Par exemple, un gestionnaire de fonds communs de placement peut adopter l’approche descendante dans le but de déterminer les secteurs qui sont les plus susceptibles d’offrir un bon rendement, puis utiliser l’approche ascendante pour choisir des actions individuelles dans chaque secteur.

Apprenez-en davantage au sujet des fonds communs de placement ainsi que des FNB grâce au Cours sur les fonds d’investissement au Canada.


Comme toute carrière, celle de conseiller financier exige une habileté à jongler avec différentes tâches et responsabilités chaque jour. Cela dit, avec l’aide de quelques conseillers financiers et du site Investopedia, nous avons assemblé une liste des principales tâches qu’un conseiller financier peut être appelé à réaliser au cours d’une journée de travail normale (après, bien sûr, avoir accompagné les enfants à l’école et promené le chien).

À son arrivée au travail le matin, le conseiller financier pourrait avoir à :

  • Servir des clients existants – Cela comprend les rencontres en personne, ainsi que les échanges téléphoniques et par courriel. Ces rencontres et échanges peuvent consister à simplement rassurer le client en ce qui concerne ses investissements, à l’informer sur les plus récents développements du marché financier, à effectuer l’examen annuel de son portefeuille et (ou) à lui offrir de nouveaux services (p. ex., planification fiscale ou successorale ou assurances). Il peut également s’agir de rencontres plus décontractées visant à discuter des changements que vit le client sur le plan de son style de vie, de son emploi, de son état matrimonial ou des besoins de ses enfants.
  • Rechercher de nouveaux clients – Il s’agit là d’une importante activité qui exige que le conseiller financier communique avec ses clients existants dans le but d’obtenir des références; se joigne à des centres d’influence (c.-à-d. d’autres professionnels, comme des avocats ou des comptables, qui lui donneront des références de clients dans l’espoir qu’il fasse de même pour eux); prenne part à des activités de développement commercial; commandite des événements et des activités; rende visite à des clients potentiels ou communique par téléphone avec eux pour offrir ses services et en expliquer la valeur.
  • Dîner – Un dîner peut permettre de renouer des liens avec un client, de rencontrer un client potentiel ou encore un centre d’influence.

Après le dîner, les tâches peuvent inclure les suivantes :

  • Planification financière – Le conseiller financier a également une obligation de vigilance concernant les types de services et de produits qu’il recommande à ses clients. Pour ce faire, il pourra, entre autres, échanger avec des gestionnaires de portefeuilles, s’informer sur les stratégies de réduction d’impôts et s’assurer de rester au fait des tendances de l’économie, du marché, de l’industrie et des produits.
  • Formation continue – L’apprentissage d’un conseiller financier ne se termine pas au moment de son inscription à titre de représentant en fonds communs de placement ou de l’obtention de son permis d’exercice pour vendre de l’assurance-vie. Nombreux sont ceux qui obtiennent d’autres titres et certificats, notamment celui de planificateur financier agréé (CFP) ou d’analyste financier agréé (CFA), une maîtrise en administration des affaires (MBA) ou autre. On s’attend du conseiller financier qu’il maintienne ou qu’il perfectionne ses connaissances au moyen de formation continue. Il se peut qu’on exige de lui un nombre minimal de crédits de formation continue chaque année. Habituellement, il pourra les obtenir par des cours en ligne ou en personne, des séminaires et des événements propres au secteur.

Bien entendu, la journée type d’un conseiller financier comporte d’autres éléments, notamment des tâches administratives, la rédaction ou la révision de billets de blogue ou de contenu destiné à des sites Web, la préparation en vue de rencontres avec des clients existants ou potentiels et, n’oublions pas, l’approvisionnement en café. Le conseiller financier qui réalise toutes ces tâches peut être assuré qu’il offre un service à valeur ajoutée à ses clients et qu’il répond adéquatement à leurs besoins financiers à court et à long terme.

Source : http://www.investopedia.com/articles/active-trading/072815/day-life-financial-advisor.asp