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Au cours des vingt dernières années, la disponibilité de l’information et l’accessibilité aux outils d’investissement en ligne ont créé une nouvelle génération d’investisseurs amateurs. Alors que l’indice composé S&P/TSX a offert un rendement de 7,3 % par année (avec dividendes), pendant la période de 20 ans qui a pris fin en 2016, certaines personnes se demandent s’ils ont vraiment besoin de l’aide d’un conseiller financier pour assurer leur sécurité financière.

Pourquoi travailler avec un conseiller financier?

Alors que l’investissement amateur peut convenir à une portion de la population, ce n’est certainement pas le bon choix pour tout le monde. La valeur d’un conseiller financier va largement au-delà de la croissance de la fortune d’un client. Les conseillers financiers jouent un rôle essentiel pour orienter le bien-être financier du client – que ce soit en l’aidant à faire les bons choix d’investissement ou à prendre des décisions de vie importantes comme la planification de la fortune intergénérationnelle.

Les conseillers apportent une valeur mesurable

Une étude de 2012 menée par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO) a démontré que les ménages canadiens, après quatre à six ans de conseils professionnels, bénéficiaient d’un niveau de richesse 1,58 fois plus élevé que celui des ménages qui ne bénéficiaient pas de conseils. Ce facteur augmentait avec le temps.

L’étude de suivi de 2016 du CIRANO a démontré que les ménages qui avaient décidé d’investir sans l’aide d’un conseiller entre 2010 et 2014 avaient accumulé une quantité d’actifs considérablement moindre par rapport à ceux qui continuaient de se faire conseiller. L’étude a également démontré que les ménages qui recevaient des conseils accumulaient 290 % ou 3,9 fois plus d’actifs après 15 ans que les ménages comparables ne recevant pas de conseils.

Partez du bon pied : Les conseillers aident à établir des objectifs et à élaborer un plan

Un conseiller financier peut orienter le client dans la définition de ses objectifs – qu’il s’agisse d’un départ à la retraite anticipé, d’accumuler un fonds d’études ou d’établir un revenu mensuel fiable et régulier. Si les objectifs ne sont pas définis, il est impossible de déterminer la bonne dose de risque à laquelle client peut exposer son portefeuille de placement.

Les conseillers aident à s’y retrouver parmi les options de placements

Pour mettre l’industrie en perspective, en 2016, le Canada comptait environ 115 sociétés de fonds qui offraient plus de 3 500 produits uniques de fonds communs de placement. Il est facile de se sentir dépassé par tant de choix. Un conseiller peut aider le client à réduire les options de placements en cernant celles qui conviennent le mieux à ses objectifs et besoins financiers.

Experts en répartition de l’actif

La répartition de l’actif est un facteur crucial du rendement des placements. Pourtant, un client peut souvent prendre trop ou trop peu de risques avec son portefeuille. Un conseiller peut aider un client à atteindre l’équilibre voulu entre les actions et les revenus fixes pour son portefeuille de placement.

S’adapter aux situations

Les changements d’emplois ou les différentes situations personnelles ainsi que l’état de santé d’un client peuvent faire varier sa capacité à prendre des risques. Un conseiller peut aider à adapter le plan financier et le portefeuille de placement du client selon l’évolution de ses expériences de vie.

Un appui solide pour aider à éviter les pièges

Finalement, un client peut avoir tendance à tomber dans les pièges de comportement et de psychologie des investisseurs. Cela peut inclure le fait de vendre en panique et de pourchasser les rendements ou encore de suivre la dernière mode en matière de placements. Un conseiller peut aider un client à demeurer discipliné et concentré afin qu’il évite de prendre ces décisions hâtives et impulsives qui pourrait aller à l’encontre de l’atteinte de ses objectifs à long terme.

Les conseillers puisent dans un vaste éventail de connaissances et d’expertise

Dans une industrie de services financiers en évolution rapide, un conseiller financier doit être déterminé à se perfectionner afin d’accroître ses propres compétences. Au besoin, il peut également compter sur des professionnels de divers domaines pour lui fournir de précieux conseils. Aider les clients à atteindre leurs objectifs et à réaliser leurs rêves est au cœur du travail d’un conseiller. Alors qu’un modèle amateur convient à certaines personnes, une chose est certaine : les conseillers financiers continuent de jouer un rôle important pour aider leurs clients à atteindre la sécurité financière et le succès.

Cela vous ressemble-t-il? Si vous êtes intéressé par une carrière comme conseiller financier, consultez notre liste de cours de formation pour les conseillers.


Le secteur des fonds d’investissement est mûr pour des exigences plus poussées en matière de divulgation d’honoraires

À la suite de la réussite du deuxième volet du modèle de relation client-conseiller (« MRCC2 »), l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) est d’avis qu’il est temps de pousser plus loin la question de transparence des honoraires. En avril 2017, l’IFIC a informé les organismes de réglementation canadiens qu’il est temps que l’industrie passe à l’étape suivante et offre une plus grande transparence en matière de ratios des frais de gestion (« RFG »).

Revenons brièvement sur la longue histoire du MRCC et les coûts composant les RFG.

L’historique du MRCC

Le MRCC est une série d’initiatives axées sur l’amélioration de la transparence entre les investisseurs et le secteur des services financiers.

Le MRCC1 est entré en vigueur il y a maintenant près d’une décennie. Le MRCC1 a harmonisé les exigences d’inscription dans l’ensemble du secteur et a obligé les sociétés à normaliser la divulgation des renseignements de base ayant une incidence sur la relation client-conseiller, notamment :

  • les types de produits vendus;
  • le mode d’évaluation de la convenance;
  • les obligations du courtier;
  • les responsabilités des investisseurs;
  • la rémunération;
  • les conflits d’intérêts.

Ensemble, ces renseignements importants forment le document d’information sur la relation.

Dans le cadre du MRCC2, en vigueur depuis maintenant quatre ans, les investisseurs reçoivent de nouveaux relevés annuels personnalisés qui présentent de l’information détaillée sur les frais qu’ils paient et sur le rendement de leurs placements. Les nouveaux rapports sont les suivants :

  • « Rapport sur les frais et les autres formes de rémunération » – divulgue les détails des frais payés directement ou indirectement par les investisseurs à leurs conseillers ou sociétés, en dollars et en cents (et non en pourcentage).
  • « Rapport annuel sur le rendement des placements » – présente le taux de rendement personnel de l’investisseur sur des périodes définies.

RFG

Les RFG sont les frais imposés par les émetteurs de fonds d’investissement pour payer les dépenses liées à la gestion du fonds. Habituellement, une partie de ces frais sont versés aux courtiers/conseillers pour les conseils professionnels et les services qu’ils offrent à leurs clients. Cliquez sur l’image pour visualiser un graphique portant sur la ventilation des RFG.

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Dans le cadre du MRCC2, la rémunération du courtier ou du conseiller est divulguée dans le rapport de coûts. L’IFIC est d’avis que la divulgation complète des RFG en dollars et en cents permettra une plus grande transparence et plus de clarté. Si le secteur souhaite que les investisseurs comprennent bien le montant des frais qu’ils versent dans le cadre de leurs placements, la divulgation améliorée est la prochaine étape logique.

Pour obtenir de plus amples renseignements au sujet du modèle de relation client-conseiller, suivez notre cours de formation continue ci-dessous. Modèle de relation client-conseiller – Phase 2 (MRCC2).

Ressources :

https://www.ific.ca/fr/news/investment-funds-industry-ready-to-tackle-crm3/

https://www.ific.ca/fr/ific-advisors/crm-tools-and-tips/


Le « modèle de relation client-conseiller » (MRCC) est une série d’initiatives qui aborde chaque aspect de la relation entre investisseurs et participants (y compris les courtiers et les conseillers) du secteur des placements. Grâce au MRCC, les investisseurs obtiendront des renseignements clairs, complets et plus faciles à comprendre sur les frais et le rendement. En donnant aux investisseurs les renseignements dont ils ont besoin pour être mieux informés, on leur permet d’avoir des conversations plus significatives avec leurs conseillers. Le MRCC s’attaquera à toute préoccupation soulevée quant à la divulgation aux investisseurs des coûts et du rendement des titres.

Voici un résumé de l’élaboration et de la mise en œuvre des phases du MRCC :

Le MRCC fait partie d’un cheminement qui a commencé en 1995 par le rapport Stromberg, qui est à l’origine d’améliorations réglementaires dans de multiples secteurs, dont la création de l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM).

MRCC1

Le MRCC1 est entré en vigueur en septembre 2009. Auparavant, il n’existait aucune exigence de divulgation écrite détaillée régissant les principaux aspects de la relation entre le courtier/conseiller et l’investisseur. Un grand nombre de sociétés divulguaient de l’information, mais il y avait des écarts dans la pratique dans l’ensemble du secteur et les renseignements divulgués ne l’étaient pas dans un seul document. Le MRCC1 a harmonisé les obligations d’inscription dans l’ensemble du secteur des valeurs mobilières et exigé que chaque société crée un document standard, le document de divulgation des relations, qui énonce clairement les principaux enjeux de la relation, notamment les types de produits vendus, la manière dont on en détermine la convenance, les obligations du courtier, les responsabilités de l’investisseur, la rémunération, les conflits d’intérêts, les exigences relatives aux compétences et le règlement des différends.

Le niveau de divulgation constant qu’exige le MRCC fournit aux investisseurs des renseignements plus clairs, plus simples et plus faciles à comprendre. Cela a positivement influencé les conversations des conseillers avec les clients, lorsque ceux-ci ouvrent ou examinent un compte.

MRCC2

La deuxième phase des modifications, appelée MRCC2, a pris fin en juillet 2013. Ces modifications ont amélioré davantage la relation conseiller-investisseur, en raison notamment d’une exigence accrue en matière de divulgation qui est entrée en vigueur en juillet 2016. Une fois cette exigence entièrement mise en œuvre en 2017, chaque relevé d’investisseur indiquera, en dollars, tous les coûts versés à la firme de courtage associée au compte de l’investisseur. En matière de rendement, les investisseurs pourront observer comment leurs placements se sont comportés, en dollars, depuis qu’ils ont commencé à investir et leur taux de rendement personnel sur plusieurs périodes.

Grâce à l’amélioration de la divulgation des coûts et du rendement du compte, les investisseurs disposeront de renseignements importants qui les aideront à structurer leurs conversations avec leurs conseillers en ce qui a trait au service et aux résultats qu’ils obtiennent, ainsi qu’aux coûts précis engagés.

Pour en apprendre davantage sur le MRCC2, veuillez consulter notre cours Modèle de relation client-conseiller – Phase 2.


Nous avons tous entendu parler de la controverse entourant les infractions à la sécurité des renseignements personnels et de leurs conséquences. Alors même que les technologies continuent d’évoluer, il reste des défis à relever relativement à la collecte et à l’utilisation de renseignements personnels. En 2015, la Loi sur la protection des renseignements personnels numériques du Canada a reçu la sanction royale, accompagnée d’une amélioration de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE).

En tant que loi canadienne régissant la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, la LPRPDE établit les règles que les organismes du secteur privé de compétence fédérale doivent observer concernant la manière de recueillir, d’utiliser et (ou) de communiquer des renseignements personnels. Bien que la LPRPDE ne s’applique pas en Colombie-Britannique, en Alberta ni au Québec (aux organisations de compétence provinciale de ces provinces), qui ont adopté des lois semblables,
elle régit l’échange de renseignements personnels au-delà des frontières provinciales, territoriales ou internationales.

Selon le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, « les organisations visées par la Loi doivent obtenir le consentement d’une personne avant de recueillir, d’utiliser ou de communiquer des renseignements personnels la concernant. Toute personne a le droit de consulter les renseignements personnels que détient une organisation à son sujet et, au besoin, d’en contester l’exactitude. Les renseignements personnels ne peuvent être utilisés qu’aux fins pour lesquelles ils ont été recueillis. L’organisation qui entend les utiliser à d’autres fins doit obtenir expressément le consentement de le faire. »

Qu’entend-on par renseignement personnel?

On entend par renseignement personnel tout renseignement concernant une personne identifiable,
tel que :

  • l’âge, le nom, un numéro d’identification, le revenu, l’origine ethnique ou le groupe sanguin;
  • une opinion, une évaluation, un commentaire, le statut social ou une mesure disciplinaire;
  • le dossier d’un employé, un dossier de crédit ou de prêt, un dossier médical, l’existence d’un différend entre un consommateur et un commerçant.

 

Ce que signifie la LPRPDE pour le secteur des services financiers

Il existe des règles précises visant à protéger les renseignements personnels que les conseillers financiers recueillent auprès de leurs clients. Ces renseignements ne peuvent être recueillis qu’avec le consentement du client et utilisés expressément aux fins indiquées. Le conseiller doit s’assurer que les renseignements sont exacts, stockés de façon sécuritaire et accessibles à des fins d’inspection et, au besoin, de correction.

La LPRPDE ne s’applique pas :

  • aux institutions gouvernementales auxquelles s’applique la Loi sur la protection des renseignements personnels;
  • à une personne qui recueille, utilise ou communique des renseignements personnels à des fins strictement personnelles;
  • aux coordonnées d’entreprise qu’une organisation recueille, utilise ou divulgue uniquement pour communiquer avec une personne relativement à son emploi, son entreprise ou sa profession;
  • à une organisation qui recueille, utilise ou communique des renseignements personnels à des fins journalistiques, artistiques ou littéraires et à aucune autre fin.

Que ce soit dans le contexte du secteur des services financiers ou autrement, chaque Canadien doit connaître ses droits et ses responsabilités relativement à la collecte et à l’utilisation de renseignements personnels.

Le Cours sur les fonds d’investissement au Canada (CFIC) couvre de nombreux sujets pertinents, y compris l’utilisation appropriée de renseignements personnels, pour les investisseurs et les personnes qui travaillent (ou désirent travailler) dans le secteur des services financiers.


L’industrie canadienne des fonds communs de placement est fortement réglementée. Il existe plusieurs organismes qui s’assurent que toute l’industrie suit des règles et des normes semblables et agit de manière à protéger les investisseurs. Ces organismes régissent tout, du moment et du mode de diffusion de l’information sur un fonds, jusqu’aux normes auxquelles les conseillers doivent se conformer.

Commissions des valeurs mobilières

Les provinces et les territoires disposent de leur propre commission des valeurs mobilières, qui est un organisme gouvernemental réglementant la distribution et la vente de fonds communs de placement et d’autres titres dans la province ou le territoire en question.

Les personnes qui vendent des fonds communs de placement ou donnent des conseils à leur sujet doivent être inscrites auprès des commissions des valeurs mobilières des provinces ou des territoires dans lesquels elles choisissent d’exercer leurs activités.

Les entreprises qui agissent comme gestionnaires de fonds d’investissement doivent aussi être inscrites auprès de leurs commissions des valeurs mobilières, tout comme les entreprises et les particuliers qui agissent à titre de gestionnaires de portefeuille. Avant de pouvoir s’inscrire, tous doivent se conformer à certaines exigences en matière d’études et d’expérience.

Autorités canadiennes en valeurs mobilières

Chacune des commissions des valeurs mobilières provinciales et territoriales est également membre des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM), un organisme qui chapeaute les commissions et travaille à établir et à améliorer une certaine uniformité dans la réglementation des marchés financiers du Canada. Vous constaterez tout de même certaines différences dans la législation sur les valeurs mobilières d’une province ou d’un territoire à l’autre.

Organismes autoréglementés

Dans la plupart des provinces, les courtiers en épargne collective sont sous l’autorité de l’Association canadienne des courtiers de fonds mutuels (ACCFM). Tous les courtiers en épargne collective de ces provinces doivent être membres de l’ACCFM.

Les courtiers en valeurs mobilières doivent être membres de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) qui les régit.

Contrairement aux commissions des valeurs mobilières, l’ACCFM et l’OCRCVM ne sont pas des organismes gouvernementaux. Ces deux organismes sont supervisés par les commissions des valeurs mobilières, mais peuvent aussi imposer des règles plus strictes que les normes minimales établies par les lois sur les valeurs mobilières. Ils ont aussi le pouvoir d’enquêter sur des plaintes et de prendre des mesures d’application de la loi au besoin.

Au Québec, la Chambre de la sécurité financière supervise la formation et l’éthique des personnes agissant comme représentants en fonds communs de placement en créant un cadre pour leurs pratiques et leur perfectionnement professionnel.

Il est important que toutes les personnes et sociétés inscrites connaissent ces organismes et la réglementation qui régit leurs activités.