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L’« investissement socialement responsable » est-il uniquement une tendance ou plutôt une façon rentable et intelligente d’investir? Voici les notions élémentaires sur ce qui rend un investissement socialement responsable et la raison pour laquelle cette approche est là pour durer.

Le fait de gagner de l’argent et d’avoir des répercussions positives sont-ils mutuellement exclusifs? Bien que les gens désirent généralement faire le bien, ils veulent également maximiser le rendement de leurs investissements. C’est là que l’investissement socialement responsable (ISR) peut nous aider, nous permettant de nous préparer pour demain tout en conservant nos valeurs.

Les fonds ISR gagnent rapidement en popularité auprès des investisseurs canadiens et, selon un rapport de 2016 de L’Association pour l’investissement responsable, ils représentent 38 % de l’industrie canadienne des placements. L’intérêt pour les stratégies d’investissement responsable s’est répandu, notamment chez les investisseurs individuels, les caisses de retraite et les gestionnaires d’actifs. L’actif administré a atteint environ 1,5 billion de dollars, en hausse de 49 % sur une période de deux ans se terminant en 2015.

Qu’est-ce l’investissement socialement responsable?

Historiquement, l’investissement socialement responsable a commencé par des chefs religieux qui demandaient à leurs adeptes d’éviter les entreprises « pécheresses » comme les producteurs d’armes à feu, d’alcool et de produits du tabac. Le concept a ensuite évolué pour inclure des questions politiques comme les droits civils, l’égalité des sexes et les droits des travailleurs. Aujourd’hui, les fonds ISR s’attaquent à une myriade de problèmes complexes du monde moderne. Ils comprennent la cybersécurité et la protection de la vie privée, la gouvernance d’entreprise, les changements environnementaux et la justice sociale.

Trois types de facteurs clés sont utilisés pour déterminer et mesurer les répercussions éthiques et durables d’une entreprise, connus sous le nom de critères ESG : soit les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance.

Facteurs environnementaux : pour mesurer les répercussions environnementales d’une entreprise, les critères ESG peuvent tenir compte de facteurs tels que le type et la quantité d’énergie qu’elle utilise pour mener ses activités, la pollution et les déchets produits par ses installations de production, la façon dont elle procède à leur élimination, son utilisation des ressources naturelles et si elle participe à des efforts pour reconstituer ces ressources, le cas échéant. De plus, les critères mesurent les répercussions financières des risques environnementaux et la façon dont l’entreprise atténue ces risques.

Facteurs sociaux : les répercussions sociales d’une entreprise témoignent de son système de valeurs. L’entreprise fait-elle la promotion de la diversité en offrant des possibilités d’avancement aux femmes et aux minorités? L’entreprise redonne-t-elle à la collectivité en s’associant à des organismes de bienfaisance, en faisant don d’une partie de ses profits ou en encourageant le bénévolat? Ses employés sont-ils traités équitablement et tirent-ils profit d’un milieu de travail sécuritaire? L’entreprise tient-elle ses vendeurs et ses fournisseurs responsables de se conformer à ces mêmes normes?

Facteurs de gouvernance : en plus d’être soucieux de l’environnement et de la société, la comptabilité et la gouvernance d’une entreprise sont des facteurs essentiels à prendre en compte pour un investisseur. Les investisseurs devraient rechercher des entreprises qui cultivent une culture de conformité et un comportement éthique. Les méthodes de comptabilité financière des entreprises devraient être transparentes et conformes aux normes comptables. Les dirigeants, les membres du conseil d’administration et les partenaires d’une entreprise ne doivent faire l’objet d’aucun conflit d’intérêts, et ils doivent agir avec honnêteté et intégrité.

Là pour durer

L’ISR ne vise pas seulement à nous faire sentir mieux au sujet des entreprises que nous choisissons de soutenir. Les gestionnaires d’actifs citent de meilleurs rendements et une diminution des risques à long terme comme raisons de recourir à des stratégies d’ISR. Idéalement, une gestion responsable (par les entreprises) profite à la société et constitue une saine pratique des affaires.

Il est clair que les fonds ISR ne sont pas qu’une mode. Les investisseurs peuvent facilement participer en investissant dans des fonds communs de placement ISR et des FNB. Comme de plus en plus d’entreprises prennent l’initiative de faire le bien tout en donnant de bons résultats à leurs actionnaires, il est raisonnable de s’attendre à ce que la popularité (et le rendement) de ces types de placements augmente.

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Afin de mieux comprendre les attitudes et les opinions des titulaires canadiens de parts de fonds communs de placement, l’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) a commandé une étude nationale à la société de recherche indépendante Pollara. Le plus récent rapport, intitulé La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communs, est le fruit de la 11e recherche annuelle du genre que la société Pollara a effectuée pour l’IFIC. Les résultats ont été obtenus dans le cadre d’un sondage téléphonique mené auprès de titulaires de parts de fonds communs de placement dans l’ensemble du Canada dans le but de cerner leurs besoins, leurs attentes et leurs comportements à l’égard des fonds communs de placement, tout en effectuant un suivi de ces variables au fil du temps.

Nous soulignons et résumons ci-dessous certaines des conclusions les plus importantes du rapport. On peut également consulter le rapport complet en cliquant ici.

Confiance accordée aux fonds communs de placement comparativement aux autres produits
Les titulaires de parts de fonds communs de placement continuent de leur accorder beaucoup plus de confiance (86 %) qu’aux autres véhicules de placement tels que les actions, les certificats de placement garantis, les obligations et les fonds négociés en bourse.

Connaissances en matière d’investissement dans les fonds communs de placement
Au cours des dix dernières années, les trois quarts environ des investisseurs se sont dit bien renseignés ou assez bien renseignés au sujet des fonds communs de placement. Le quart des répondants déclarent toujours ne pas être bien informés.

Motifs pour investir dans des fonds communs de placement
La moitié des investisseurs évoquent le financement de la retraite comme principal motif et 14 % affirment que les fonds communs de placement serviront à augmenter leur revenu à la retraite ou à un moment ultérieur de leur vie.

Récents achats de fonds communs de placement
Un peu plus du tiers des investisseurs ont acheté des parts de fonds communs de placement au cours des 12 derniers mois, alors que la moitié des répondants en ont acheté il y a un an à cinq ans. En 2016, ces résultats ne présentent aucune différence majeure par rapport à 2015.

Recours à un conseiller pour acheter des parts de fonds communs de placement
En 2016, les parts de neuf fonds de placement sur dix ont été achetées par l’intermédiaire d’un conseiller financier. En 2011, cette proportion était de huit sur dix. Les conclusions indiquent que les achats de parts de fonds communs de placement en ligne ou par l’intermédiaire d’un représentant du service à la clientèle n’ont pas fait de percée considérable sur le marché.

Satisfaction quant aux conseils du conseiller
L’étude indique que la plupart des investisseurs font confiance aux conseils de leur conseiller financier, contribuant au taux de satisfaction de 97 %.

Confiance à l’égard de la compréhension des frais
Depuis 2010, la proportion d’investisseurs sûrs de comprendre les frais qu’ils paient est passée des deux tiers aux trois quarts. En 2016, 74 % des répondants étaient confiants quant à leur compréhension, alors que 24 % ne l’étaient pas. La plupart des répondants ayant recours à un conseiller (91 %) disent que celui-ci leur offre un service de valeur, contre seulement 8 % qui affirment le contraire.

Frais utilisés pour rémunérer le conseiller
La plupart des acheteurs de parts de fonds communs de placement (73 %) sont conscients du fait que les frais qu’ils paient sont utilisés en partie pour rémunérer leur conseiller, soit une augmentation de trois points depuis 2015. Cependant, bon nombre d’entre eux sont incertains et près des deux tiers hésitent à répondre ou déclarent qu’ils ne le savent pas.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces conclusions ou des renseignements sur d’autres conclusions de l’étude, veuillez consulter le rapport complet La perception des investisseurs canadiens quant aux fonds communs de placement et à l’industrie des fonds communs.


Comprendre la différence entre ces deux stratégies de placement

Les gestionnaires de fonds communs de placement font généralement appel à l’une de ces deux stratégies de placement : l’approche descendante ou l’approche ascendante.

Approche descendante

L’approche descendante commence par un examen des données et des tendances macroéconomiques (p. ex., l’inflation, les taux d’intérêt et la croissance économique) afin de déterminer les régions, ainsi que les secteurs au sein de ces dernières, qui sont les plus susceptibles d’offrir le meilleur rendement au cours d’une période particulière. Ces régions et secteurs occuperont une proportion plus importante du portefeuille que ceux qui sont moins susceptibles d’offrir un bon rendement.

Le gestionnaire de fonds communs de placement acquiert ensuite des titres du secteur en choisissant des actions individuelles ou des .

Approche ascendante

L’approche ascendante n’accorde que peu d’importance aux données macroéconomiques. Le gestionnaire de fonds communs de placement filtre plutôt toutes les sociétés d’une région géographique donnée en fonction de critères visant à évaluer leur santé et leurs perspectives de croissance.

Un gestionnaire de fonds communs de placement qui adopte cette approche passe au peigne fin le bilan de la société, soumet les cadres à une entrevue, effectue des visites sur le terrain dans le cadre de son exploitation et adopte une multitude d’autres mesures de diligence raisonnable. Le gestionnaire de fonds communs de placement recherche des sociétés dont le cours du titre est supérieur à la valeur marchande. L’objectif est d’acheter des titres de ces sociétés alors qu’ils sont sous-évalués, puis d’empocher les gains lorsque les cours correspondent à la valeur intrinsèque.

Approche jumelée

Bien qu’elles soient généralement considérées comme des approches opposées, il est possible de les combiner. Par exemple, un gestionnaire de fonds communs de placement peut adopter l’approche descendante dans le but de déterminer les secteurs qui sont les plus susceptibles d’offrir un bon rendement, puis utiliser l’approche ascendante pour choisir des actions individuelles dans chaque secteur.

Apprenez-en davantage au sujet des fonds communs de placement ainsi que des FNB grâce au Cours sur les fonds d’investissement au Canada.


Nous vivons et travaillons dans une ère de changements en ce qui a trait aux règlements qui régissent l’industrie mondiale des investissements. Lorsque l’on s’attarde à la situation dans son ensemble, il est important de se rappeler que l’environnement réglementaire canadien comporte des caractéristiques uniques.

L’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) a récemment publié un rapport intitulé Les règles en vigueur à l’étranger engendreront-elles une nouvelle réglementation au Canada?, lequel examine les répercussions possibles des règles étrangères sur l’industrie canadienne des investissements. En voici quelques extraits.

Approches réglementaires à l’étrangerContexte canadien
Motif de changementLe R.-U., l’Australie et les Pays-Bas ont interdit les frais intégrés en réaction aux ventes inadaptées et aux scandales de corruption.Le Canada n’a pas connu ce genre de problèmes.
Portée de la réglementationLa plupart des organismes de réglementation étrangers qui ont imposé de profondes réformes au secteur des services financiers ont de vastes mandats englobant l’assurance, les placements, les prêts hypothécaires et d’autres produits financiers à commission. Lorsque des mesures sont appliquées à tous les produits financiers, ces derniers sont traités sur un pied d’égalité.Au Canada, la majorité des organismes de réglementation n’ont aucun pouvoir quant aux produits hors valeurs mobilières.
Surveillance de la conduite des acteurs du marchéÀ l’extérieur du Canada, il n’y a pas d’organismes de surveillance de la conduite des acteurs du marché, facteur qui a considérablement contribué aux ventes inadaptées et aux scandales de corruption à l’origine de l’interdiction des frais intégrés.Le solide cadre réglementaire du Canada comprend des organismes d’autoréglementation (OCRCVM, ACCFM et CSF).
Options en matière de conseilsAu R.-U., par exemple, l’interdiction des frais intégrés a occasionné une diminution des options en matière de conseils, l’augmentation des coûts ayant rendu les conseils inabordables, en particulier pour les comptes de taille modeste.Le Canada offre un grand choix de modèles de distribution et de rémunération aux investisseurs. Le modèle le plus courant – les frais intégrés – permet à tous les investisseurs de recevoir des conseils.
Transparence et informationLe R.-U. et l’Australie commencent tout juste à se pencher sur l’amélioration de la qualité des services et la communication des coûts.Le Canada est à l’avant-garde mondiale sur le plan des communications claires aux investisseurs grâce à la création et à l’adoption du document Aperçu du fonds et au Modèle de relation client-conseiller – Phase 2 (MRCC2).

Au cours des dernières années, les organismes de réglementation canadiens ont mis en place un solide régime d’information, dont font partie les phases 1 et 2 du MRCC ainsi que les documents Aperçu du fonds et Aperçu du FNB. Toutes ces initiatives placent le Canada à l’avant-plan mondial en ce qui a trait à l’information des investisseurs.

Les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) étudient d’autres mesures, comme l’interdiction des frais intégrés et l’instauration d’un devoir légal d’agir au mieux des intérêts des investisseurs. Il importe que les organismes de réglementation examinent en premier lieu à quel point le document Aperçu du fonds et la phase 2 du MRCC améliorent la participation et la compréhension des investisseurs avant d’apporter des changements supplémentaires à la réglementation.

Vous trouverez le rapport complet ici : Les règles en vigueur à l’étranger engendreront-elles une nouvelle réglementation au Canada?